Expositions


Exposition « Images du Japon contemporain : la ville »

Dans le cadre du XIIe colloque de la SFEJ, Université Jean Moulin Lyon 3

15-16 décembre 2016 de 9H00 à 20H30 et 17 décembre 2016 de 9H00 à 17H00

Site de la Manufacture des Tabacs, Salle des Symboles, Niveau 1 (1er étage)

6 cours Albert Thomas, 69008 LYON

ACCÈS

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Photos : Japarchi

sfej-2016-expoDans le cadre du douzième colloque de la SFEJ intitulé «Représentation de l’espace dans le Japon contemporain : Images et cultures visuelles », le réseau Japarchi propose une exposition photographique sur la thématique « Images de la ville dans le Japon contemporain ».

Les photographies retenues sont tirées du Vocabulaire de la spatialité japonaise. Il ne s’agit pas de performances artistiques ni d’une somme de photographies isolées, mais d’un corpus à l’origine des notices qui composent l’ouvrage. Les images sont destinées à enrichir le texte et constituent un portrait à facettes de l’espace japonais.

La logique de l’exposition prend à rebours le dispositif du Vocabulaire ; elle n’a pas uniquement un rôle d’illustration mais au contraire acquiert un statut scientifique et une autonomie propre qui rend justice aux qualités esthétiques des photographies sélectionnées. Prises par des chercheurs sur leur terrain, ces photos restituent à distance les composantes des paysages japonais. La sélection proposée est focalisée par les éléments architecturaux et paysagers de la ville. L’exposition a pour objectif de faire réfléchir aux aspects politiques, économiques et sociaux qui transparaissent dans les paysages urbains du Japon contemporain. Elle fait écho aux propositions orales retenues pour le panel Japarchi intitulé « le rôle des images, de la conception architecturale à la représentation du patrimoine ».

 

Un des enjeux de cette exposition est de remémorer des espaces familiers aux participants du colloque de la SFEJ et d’interroger leur propre regard sur les paysages urbains. Un livre d’or accompagnera l’exposition dans ce but.

 

Organisation de l’exposition :
Marie AUGENDRE, Maître de conférences, Université Lyon 2, UFR Temps et territoires, laboratoire EVS – UMR 5600F
Philippe BONNIN, Directeur de recherches Émérite CNRS, AUS-UMR 7218 LAVUE
Fabienne DUTEIL-OGATA, Maître de conférences, Université Bordeaux-Montaigne, UFR Langues et civilisations, Laboratoires : CLARE EA 4593 /IIAC – EHESS/CNRS UMR 8177

« Particules en Symphonie »

Exposition de Makoto Ofune présentée par Murielle Hladik
12 Juillet – 3 Septembre 2016 (Vernissage: 12 Juillet 18h-21h)
Eglise Saint-Merry, 76 rue de la Verrerie 75004 Paris

invitation_ofuneFRMakoto Ofune travaille à partir de matériaux naturels: les pigments minéraux extraits de pierres broyées qui sont ensuite assemblés avec de la colle animale — sur le modèle de la peinture traditionnelle japonaise. Son oeuvre est nourrie des questions philosophiques de la partie et du tout : comment ces particules (des pigments minéraux) vont être capable de créer un grand tout, une oeuvre ? De même que les individus évoluent dans le monde, ces ‘particules’ peuvent se rencontrer, s’ entrechoquer, se détester, s’ aimer ou finalement créer une grande harmonie. Les « particules en symphonie » de Makoto Ofune célèbrent les différents états de la matière. Dédiées à la beauté des lieux, les installations de Makoto Ofune sont toujours conçues comme des oeuvres in situ, faisant écho aux différentes qualités spatiales des lieux, mettant en relief d’ une manière subtile les contrastes entre l’ ombre et la lumière.

Murielle Hladik (curatrice / médiation)

 


Exposition |Japon, l’archipel de la maison

Lieu : Cité de l’architecture et du patrimoine – Palais de Chaillot
VERNISSAGE le Mardi 23 juin 2015 à 20h30
Dates : du 24 juin 2015 au 7 septembre 2015

150623-0907-MAISON-JAPONCité de l’architecture & du patrimoine – Palais de Chaillot Auditorium – Accès par le 7, avenue Albert de Mun Paris 16e (Métro Iéna ou Trocadéro)

Vernissage précédé d’une table ronde à 18h

  • 18h: projection du film de Damien Faure « Espaces intercalaires »
  • 19h-20h30: table ronde
      Avec :

    • Véronique Hours
    • Fabien Mauduit
    • Jérémie Souteyrat
    • Manuel Tardits
    • Daisuke Sugawara
    • Yoshitaka Yoshimura

Modérateur: Frank Salama

    Vernissage en présence de

  • Fleur Pellerin
    Ministre de la Culture et de la Communication
  • Guy Amsellem
    Président de la Cité de l’architecture & du patrimoine

Présentation de l’ouvrage associé à la librairie Le Cabanon

Conférence de Yasutaka Yoshimura et de Daisuke Sugawara à la Société Française des Architectes

 


Colloque | 時のうつわ、魂のうつし Berceau du temps, Passage des âmes

Lieu : Maison de la culture du Japon à Paris
Dates : 23-24 (ven.-sam.) janvier, 2015

1225_utsuwatoutsushi-A2Transmission culturelle selon le modèle de la métempsychose 
ou comment les âmes habitent dans les choses
exposition associée
Réceptacle du passage, ou la vie transitoire des formes et ses empreintes ;
vers un nouveau paradigme de la transmission spirituelle des formes physiques

En langue japonaise, le réel (utsushi), qui veut dire aussi ‘la copie’ (utsushi) se miroite avec le vide (utsuro). Le récipient ou réceptacle* (utsuwa) signifie étymologiquement un vide (utsu) creusé en cercle (wa), désignant un objet concave qui sert à la transmission des matières-objets (mono) en sa possession. ‘Transmettre’ (utsusu) comme prédicat ne fonctionne pas sans ce récipient vide. La dialectique entre le vide et plein, voire entre le réel et le fantôme, s’opère par l’intermédiaire de ce vaisseau vacant. Médium (ou média) du transport, ce vaisseau est aussi la vaisselle (‘vessel’ en anglais), navette (ou capsule témoin) qui assure et observe une migration spatio-temporelle. A la fois passeur et passerelle, d’une génération à l’autre, cette navette vide assure le passage des âmes. Du berceau au cercueil, elle laisse dans sa cavité l’empreinte du Temps (G. Didi-Huberman) au cours de sa transmigration.
Un tel modèle japonais annule la dichotomie occidentale de l’original et de la copie, car les deux verbes qui forment une paire complémentaire, ‘utsuru’ (intransitif : ‘passer’) et ‘utsusu’ (transitif : ‘faire passer’) englobent simultanément les idées de ‘copier’, ‘déplacer’, ‘échanger’, ‘remplacer’, ‘succéder,’ ou même ‘posséder’ voire ‘hanter.’ La ‘hauntologie’ (J. Derrida) spirituelle peut y trouver un nouveau paradigme. Autour de cette idée de ‘passage-empreinte-possession’ (utsushi-utsuwa) se déroulera la thématique de notre exposition. Les débats qui l’accompagnent, auront pour but de s’interroger sur cette hantise des objets (mono-no-ke), fantômes qui se cachent entre le réel et l’illusion, entre l’ici-bas et l’au-delà (cf.M.J. Mondzain dans le contexte byzantin).
Les dialogues franco-japonais sur la ‘mono-logie’, voire les études sur ces ‘mono’ –à la fois objet, matière, espèce humaine et âme des morts(T. Kamata)impliquent ici un autre passage: Au cours de cette migration transculturelle, nous tenterons de découvrir le rôle du passeur-médiateur; ‘inter-mezzo,’ bien ‘mésologique’ (C. Robin, A. Berque), ce clivage des aires culturelles est réputé difficilement franchissable. Moyennant notre ‘passage’ (W. Benjamin) se dévoilera, pas-à-pas (‘unterwegs’ selon M. Heidegger), cette zone inter-médiaire. ‘Zwischenland’ au dire de R.M. Rilke, ce ‘mi-lieu’ potentiel se manifeste en tant que ‘tiers’ qui restait ‘exclus’ jusqu’ici par la logique dichotomique aristotélicienne du ‘tiers exclu’.
*Récipient-receveur-bénéficiaire mais en même temps réceptacle qui renvoie plus à la notion de ‘réceptacle’ dans le Timée, ou Chora) .