Dispositifs et notions de la spatialité japonaise


Bonnin P., Jacquet B., Nishida M.
PPUR, 2014
364 p.
52,50€

2014_Dispositifs_spatialiteLa publication est, pour l’essentiel, consécutive au colloque inaugural de ce programme, tenu sous le même titre (les 11-14 XII 2008 à Kyoto, au Kyoto Institute of Technology (KIT) avec le soutien de l’Ambassade de France : « Dispositifs et Notions : regards croisés sur les spatialités et temporalités française et japonaise « , dirigé par les Pr. Nishida et Ph. Bonnin), et dont elle constitue simultanément les Actes (11 auteurs /15), avec les quatre textes ajoutés. Contributions de Augustin Berque (directeur d’études émérite, EHESS), Philippe Bonnin (directeur de recherches, CNRS), Marc Bourdier (professeur, ENSA Paris-La Villette), Nicolas Fiévé (directeur d’études, EPHE), Anne Gossot (maître de conférences, Univ. Bordeaux), Murielle Hladik (chercheur, Paris-8) Benoît Jacquet (maître de conférences, EFEO), Katō Kunio 加藤邦夫 (prof. retraité de l’université de Kyoto), Nishida Masatsugu 西田雅 (maître de conférences, Kyoto Institute of Technology), Jacques Pezeu-Massabuau (prof. retraité de l’université Waseda), Sendai Shōichirō 千代章一郎 (maître de conférences, université de Hiroshima), Taji Takahiro 田路貴浩 (maître de conférences, université de Kyoto), Corinne Tiry-Ono (ingénieur de recherche, Ministère de la culture), Christine Vendredi-Auzanneau (directeur de l’Espace LVMH Tokyo), Doi Yoshitake 土居義武 (professeur, université de Kyūshū), Ellen Van Goethem (maître de conférences, université de Kyūshū)
Existe-t-il une spatialité particulière au Japon ? L’espace japonais peut-il se définir par des notions théoriques et des dispositifs spatiaux ? Telles sont les questions principales sur lesquelles se sont penchés les chercheurs du réseau franco-japonais Japarchi réunis à Kyoto et à Paris à l’occasion de différentes rencontres entre 2008 et 2012. Pour réfléchir sur les notions et les dispositifs inventés pour la production d’espaces — architecture, jardin, paysage, urbanisme, design — les auteurs de ce volume ont adopté différents points de vue disciplinaires : ceux de l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme, de l’anthropologie, de la géographie culturelle, de la philosophie et de l’esthétique. Au Japon, la manière d’habiter, de vivre l’espace, et la nature même de ces espaces, c’est-à-dire la spatialité, a longtemps surpris et fasciné le visiteur occidental. Aujourd’hui, la spatialité japonaise se caractérise par une grande diversité de formes architecturales, par le désordre apparent de ses métropoles, autant que par la résilience de lieux et de pratiques traditionnels. Depuis l’Antiquité, des dispositifs spatiaux, des expressions puis, plus récemment, des notions théoriques et des discours architecturaux ont été mis en place pour définir cette culture de l’espace et les particularismes de cette spatialité. Du point de vue de l’architecte, de l’historien, du géographe, de l’anthropologue ou du philosophe, ce livre présente la spatialité japonaise selon les dispositifs et notions qui lui sont propres. En suivant le cours de l’histoire, des mythes et croyances du folklore japonais, depuis la géomancie des villes anciennes jusqu’à l’architecture et l’urbanisme contemporains, ce livre fait apparaître la spatialité sous ses différentes formes: de la manière de s’asseoir ou de l’aménagement des jardins, du pavillon de thé, de l’architecture religieuse et monumentale… L’ouvrage séduira l’amateur d’architecture et de culture japonaise, l’esthète et le bricoleur, le savant comme le bâtisseur, désireux de comprendre les mécanismes mis en œuvre dans la construction et la production de l’espace au Japon.