Séminaire annuel – Séance 5⎜Questions urbaines et paysagères : continuités, ruptures et refondations


Le 20 avril 2019
à l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO),
Kitashirakawa bettô-chô 29, Sakyô-ku, 606-8276 Kyoto, Japon
de 10h à 17h30, salle de conférence, dernier étage
(accueil à partir de 9h30)

Réponse avant le 19 avril à japarchi@gmail.com

 

« Questions urbaines et paysagères : continuités, ruptures et refondations »

Programme:

10h à 12h

  • « Questions d’architecture depuis le 11 mars 2011 – 3.11からの建築課題san jûichi kara no kenchikukadai » par Camille COSSON, (architecte, doctorante KIT). Le 11 Mars 2011, la catastrophe de Fukushima a eu des répercussions dans la société, et dans le milieu architectural. Ces événements ont éveillé chez les architectes une conscience morale et une volonté de renouer des liens avec la société. Certains se sont mobilisés pour mettre en place des projets de reconstruction en collaboration avec les habitants. Qu’est-il advenu de ces projets et de cet élan de coopération habitants/architectes ? La pratique des architectes japonais a-t-elle évolué ?
  • « Omishima 大三島» par Xavier GUILLOT, (architecte-urbaniste, professeur Ensap Bordeaux, UMR Passages et réseau ERPS). L’île d’Omishima située dans la mer intérieure de Seto, est l’entrée monographique de site choisie. Dans le contexte de décroissance démographique et économique que connaissent aujourd’hui les îles de cette mer, l’objet de cette intervention est d’examiner la singularité de l’action de revitalisation qui y est conduite depuis 2011, sous l’impulsion de l’architecte Ito Toyo.

12h à 13h : pause déjeuner

13h à 15h

  • « fukkō復興 » par Cyrille MARLIN (paysagiste, maître de conférence Ensap Bordeaux) et Naoto TANAKA (ingénieur hydraulicien, maître de conférence à l’université de Kumamoto). Le terme fukkō 復興traduit par reconstruction, au sens de processus de restauration-revitalisation suite à une catastrophe dans le Vocabulaire de la spatialité japonaise est en train de prendre un sens nouveau. Après le séisme de Kumamoto, la catastrophe de Fukushima et les multiples inondations de ces dernières années, l’acception traditionnelle de fukkō qui prolongerait l’axe de rétablissement (fukkyū復旧) vers un développement continu en promettant aux habitants une vie meilleure est remise en question.
  • « Un tako matsuri凧まつりdans la ville : réflexions à partir des cas de Hamamatsu et Shirone » par Cecile LALY (historienne de l’art, CREOPS, Nichibunken). En nous basant sur les cas de Hamamatsu et de Shirone, nous réfléchirons à l’utilisation des espaces urbains lors des tako matsuri, grands événements dédiés au cerf-volant.

15h à 15h30 : pause café

15h30 à 17h30 

  • « L’évolution du métier d’urbaniste (toshikeikakuka 都市計画家) au Japon »par Andrea FLORES URUSHIMA (architecte, Université de Kyoto). Cette présentation se focalise sur le procès d’institutionnalisation de l’urbanisme comme profession au Japon depuis l’ère Meiji jusqu’à la moitié du XXe siècle. La présentation sera construite à partir de la recherche de termes, du contexte historique et culturel de l’utilisation des mots associés à la profession d’urbaniste à cette période.
  • « Dynamique paysagère et urbaine des fronts de merウォーターフロントwôtâfurontoà Tokyo  » par Abir MESSAOUDI (ingénieure paysagiste, doctorante en études des paysages et aménagement des territoires à l’ISA, Tunis). A Tokyo les expressions (minato) port et (mizube) bord de l’eau sont désormais substituées par le terme (wôtâfuronto). Par ce paradigme du front de mer sur lequel repose le prestige de  l’urbanisation japonaise, l’eau constitue un îlot de richesse qui permet des possibilités de construire la ville et contribue à la naissance d’une image spécifique pour Edo-Tokyo,  d’une identité de la ville.