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Humour dans la peinture zen

Colloque international
Mardi 31 mai 2016 – 13h 17h
Auditorium – Galerie Colbert
2 rue Vivienne, Paris 2ème arrondissement
Intervenants :

  • Stephen Addiss (University of Richmond)
  • Jean-Sébastien Cluzel (Université Paris-Sorbonne)
  • Galit Aviman (Ben-Gurion University of the Negev)
  • Didier Davin (Institut national de littérature japonaise – Tokyo)
  • Izumi Takeo (Tohoku University – Kyoto National Museum)

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A_Affiche_Zen Le rire et l’humour sont très présents dans la peinture Zen et partculièrement à l’époque d’Edo. Ainsi, les œuvres des moines Zen et peintres Hakuin Ekaku (1685–
1768) et Sengai Gibon (1750–1837) sont-elles particulièrement remarquables pour l’espièglerie et l’humour qui transparaissent tant dans leurs dessins que dans leurs
textes.
Si l’on considère les œuvres de Hakuin et Sengai au sein de la tradition picturale Zen, il est essen.el de s’interroger sur la place de l’humour dans leurs peintures. Est-ce
un procédé artistique ? Est-ce utilisé pour le plaisir de rire ? Ou existe-t-il une connexion religieuse ou philosophique entre le Zen et l’humour ?
Ces questions seront abordées lors des différentes présentations de cette conférence. L’accent sera mis sur les peintures Zen de l’époque d’Edo, mais pourra
être étendu aux traditions antérieures.

(suite…)


Le sanctuaire d’Ise – Récit de la 62e reconstruction

Jean-Sébastien Cluzel et Nishida Masatsugu (dir.)
Bruxelles, Éditions Mardaga, Oct. 2015
192 p.
34,00€

1510_sanctuaire_d_iseCe livre est avant tout le récit d’un chantier exceptionnel, celui de la 62e reconstruction du grand sanctuaire d’Ise, le plus vénérable des sanctuaires de l’archipel japonais, le dernier des grands sanctuaires shintô à être cycliquement reconstruit.

Tous les 20 ans, depuis le VIIe siècle, avant d’être démantelé, le sanctuaire ancien sert de modèle pour bâtir le nouveau. L’ampleur du chantier et sa régularité font de ce lieu sacré un cas unique au monde. Pourtant, si cette architecture et ces reconstructions jouissent d’une immense notoriété, elles ont toujours été gardées au secret, à l’abri des regards, cachées derrière des enceintes éphémères qu’il est interdit de franchir.

À l’occasion de la 62e reconstruction, à l’automne 2013, quelques jours seulement après le transfert de la divinité dans le nouveau sanctuaire, quelques jours seulement avant le démontage du sanctuaire ancien, les autorités religieuses ont exceptionnellement ouvert les portes du vieux temple aux auteurs de cet ouvrage pour leur permettre d’interroger ce phénomène depuis l’intérieur.

Le livre présente les réflexions de l’architecte et de l’ingénieur en chef qui ont supervisé les campagnes de reconstruction au cours des 40 dernières années et leur ont rendu une certaine pérennité. Un « carnet de chantier » inédit dévoile ensuite les secrets de cette 62e reconstruction, des dernières innovations à la transmission plus que millénaire des savoir-faire traditionnels. L’ouvrage contient enfin un recueil d’essais signés par les chercheurs français et japonais qui ont participé à cette découverte.

Cet ouvrage exceptionnel sur une pratique patrimoniale et religieuse emblématique de la conception japonaise du patrimoine et de la recherche de la pérennité, à travers la reproduction et l’impermanence, offre pour la première fois un décryptage complet de ce phénomène si régulièrement évoqué et si imparfaitement connu pourtant.
Les contributions des auteurs japonais et français de ce volume associent et articulent de la façon la plus stimulante les points de vues techniques, patrimoniaux et philosophiques.

Cet ouvrage exceptionnel sur une pratique patrimoniale et religieuse emblématique de la conception japonaise du patrimoine et de la recherche de la pérennité, à travers la reproduction et l’impermanence, offre pour la première fois un décryptage complet de ce phénomène si régulièrement évoqué et si imparfaitement connu pourtant. Les contributions des auteurs japonais et français de ce volume associent et articulent de la façon la plus stimulante les points de vues techniques, patrimoniaux et philosophiques.


Architectures et villes de l’Asie contemporaine. Héritages et projets

Nathalie Lancret et Corinne Tiry-Ono (textes réunis par)
Bruxelles, Éditions Mardaga, 2015
176 p.
29,00€

1509_villes-asieLes cultures spatiales des villes d’Asie sont approchées ici du point de vue de leurs singularités et spécificités, tant historiques que contemporaines, dans la conception et la transformation de leursformes architecturales et urbaines. Dans cette aire géographique et culturelle, la période actuelle est marquée par des accélérations de l’urbanisation et des changements dimensionnels qui modifient l’importance relative du peuplement urbain, l’étendue des espaces construits et l’échelle des projets architecturaux et urbains. Dans ce contexte, qu’en est-il de la place et du rôle des héritages, visibles, enfouis ou imaginés, dans les manières de concevoir et de produire les villes ? À travers des exemples situés en Chine, au Japon, au Vietnam et à Bali, les textes réunis dans cet ouvrage abordent des situations passées et présentes à la lumière d’échanges culturels et de médiations entre héritages et projets qui seraient à l’origine d’expressions originales d’une modernité contextualisée à l’échelle locale. Les auteurs s’appuient sur l’étude de projets architecturaux et urbains qui composent avec les héritages et créent des éléments de différenciation entre les villes. Ces projets sont appréhendés à travers leurs mécanismes de conception, de production et de réception par les sociétés et leurs acteurs – habitants, usagers et hommes de l’art. Leur analyse permet de suivre la circulation des composantes d’une culture spatiale donnée, leurs réceptions croisées et leurs métissages à l’œuvre dans les processus de transformation de l’espace – bien souvent source d’invention et d’innovation.

Des pages peuvent être feuilletées ICI

Contributeurs : Emmanuel Cerise, Pierre Clément, Jean-Sébastien Cluzel (*), Bruno Fayolle-Lussac, Caroline Herbelin, Benoît Jacquet (*), Nathalie Lancret, Corinne Tiry-Ono (*). (*) : membre du réseau JAPARCHI.


HOKUSAI, Le vieux fou d’architecture

Jean-Sebastien Cluzel (dir.), Antoine Gournay, Inaga Shigemi, Christophe Marquet, Valérie Nègre, Nishida Masatsugu
SEUIL, 2014
280 p.
29,00€

2014_Hokusai_Le vieux_fou_d'_architectureEn 1816, Katsushika Hokusai (1760-1849), le célèbre maître de l’estampe japonaise, consacre le cinquième volume de sa Manga à l’architecture. Vingt ans plus tard, il reprend ce thème dans un nouveau manuel de dessin : le Livre de dessins pour artisans. Nouveaux modèles (1836). Au Japon, faire de l’architecture le sujet d’un livre illustré était inédit et jamais un recueil de gravures sur bois n’avait rendu des bâtiments avec autant de clarté et de véracité.
Destinés aux artisans, ces deux manuels de dessin d’architecture permettent de découvrir comment l’artiste marie les traditions picturales chinoise, japonaise et occidentale, et associe avec génie l’art du dessin et l’art d’édifier. Rappelant les grands traités d’architecture d’Europe, ces deux ouvrages sont à l’avant-garde de l’approche architecturale japonaise moderne.
Ces chefs-d’oeuvre du livre illustré de l’époque d’Edo sont, pour la première fois, reproduits ici et accompagnés de leur traduction intégrale et annotée. Les exemplaires présentés, conservés à la Bibliothèque nationale de France, ont appartenu à Théodore Duret (1838-1927) et à Edmond de Goncourt (1822-1896), défenseurs des impressionnistes et grands amateurs d’art japonais.

Traducteurs : Jean-Sébastien Cluzel, Christophe Marquet, Nishida Masatsugu.


Colloque « De la matérialité à l’immatérialité – La reconstruction vicennale au sanctuaire d’Ise »

jeudi 25 septembre 2014
Auditorium de la Galerie Colbert
6, rue des Petits-Champs
75002, Paris

2014_Colloque_ISEEn Occident, la ruine, le monument, la trace matérielle semblent nécessaires au culte du passé. En Chine c’est le message inscrit dans le bronze qui vaut comme preuve… Ailleurs, d’autres stratégies ont été imaginées. Le cas japonais semble extrême : tous les vingt ans, depuis le VIIe siècle, les pavillons du sanctuaire d’Ise servent de modèle pour bâtir les pavillons des nouveaux temples. La leçon japonaise apparaît comme un passage à la limite : la trace matérielle est périssable, le meilleur moyen de la protéger est de la détruire de façon à ce que l’immatériel de la forme subsiste.
Cette conférence présente de nouveaux regards sur la reconstruction périodique au sanctuaire d’Ise, ceux de l’architecte et de l’ingénieur en chef qui ont travaillé sur ce chantier de restauration au cours des 40 dernières années, mais aussi celui de chercheurs japonais et français qui, à l’automne 2013, ont été invités à visiter le 62e chantier de reconstruction, depuis le coeur du sanctuaire jusqu’aux confinements des ateliers, pour interroger à nouveau ce phénomène.

Contact et informations :
jean-sebastien.cluzel@paris-sorbonne.fr

Organisateurs :

  • Jean-Sébastien CLUZEL, CREOPS, Université Paris-Sorbonne
  • NISHIDA Masatsugu, KYOTO Design Lab. – Kyoto Institute of Technology.

Cette conférence a reçu l’aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de l’Idex Sorbonne Universités dans le cadre du programme Investissements d’avenir portant la référence ANR-11-IDEX-0004-02.


Vocabulaire de la Spatialité Japonaise ⎢ 日本の生活空間

Prix du livre de l’Académie d’architecture 2014
Sous la direction de Philippe Bonnin, Nishida Masatsugu et Inaga Shigemi
Préface de Augustin Berque 
CNRS éditions, 2014 
605 pp. 
49 €

Outils de consultation complémentaire en ligne : Index alphabétique français du « Vocabulaire de la spatialité japonaise »

2014_Voc_Spat_JapCe Vocabulaire de la spatialité japonaise est le résultat d’un projet ambitieux, porté par le réseau franco-japonais JAPARCHI. Élaboré depuis une demi-douzaine d’années, il a réuni soixante-quatre auteurs, tous spécialistes du Japon ou Japonais eux-mêmes, et attachés à la question si fascinante et si particulière de la spatialité au Japon. L’ouvrage s’emploie à faire partager au lecteur, par petites touches, sous forme de 199 courts textes, les notions-clefs de la culture japonaise de l’espace, de l’architecture, des jardins, du pavillon de thé, des temples, sanctuaires shintôs et palais, autant que des simples hameaux et maisons populaires, de la ville dense ou des quartiers animés, du mobilier jusqu’aux aménagements du territoire, des origines anciennes jusqu’aux développements les plus contemporains, de l’espace pictural aux avatars de l’urbanité. Chacune de ces notices invite à découvrir ou à comprendre mieux, à visiter sur le terrain les lieux et les monuments, les réalisations ou les dispositifs exemplaires, grâce notamment à une importante iconographie. Des indications savamment choisies «pour en savoir plus » permettent au lecteur de prolonger sa quête, et un ensemble d’index lui facilitent la consultation et conduisent sa recherche.

Revue de presse sélective

Présentation de l’ouvrage au Réseau Asie-Pacifique le vendredi 14 mars 2014
Prix du livre de l’Académie d’Architecture 2014 remis au siège de l’Académie sis 9 place des Vosges, le mercredi 12 novembre 2014