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Le sanctuaire d’Ise – Récit de la 62e reconstruction

Jean-Sébastien Cluzel et Nishida Masatsugu (dir.)
Bruxelles, Éditions Mardaga, Oct. 2015
192 p.
34,00€

1510_sanctuaire_d_iseCe livre est avant tout le récit d’un chantier exceptionnel, celui de la 62e reconstruction du grand sanctuaire d’Ise, le plus vénérable des sanctuaires de l’archipel japonais, le dernier des grands sanctuaires shintô à être cycliquement reconstruit.

Tous les 20 ans, depuis le VIIe siècle, avant d’être démantelé, le sanctuaire ancien sert de modèle pour bâtir le nouveau. L’ampleur du chantier et sa régularité font de ce lieu sacré un cas unique au monde. Pourtant, si cette architecture et ces reconstructions jouissent d’une immense notoriété, elles ont toujours été gardées au secret, à l’abri des regards, cachées derrière des enceintes éphémères qu’il est interdit de franchir.

À l’occasion de la 62e reconstruction, à l’automne 2013, quelques jours seulement après le transfert de la divinité dans le nouveau sanctuaire, quelques jours seulement avant le démontage du sanctuaire ancien, les autorités religieuses ont exceptionnellement ouvert les portes du vieux temple aux auteurs de cet ouvrage pour leur permettre d’interroger ce phénomène depuis l’intérieur.

Le livre présente les réflexions de l’architecte et de l’ingénieur en chef qui ont supervisé les campagnes de reconstruction au cours des 40 dernières années et leur ont rendu une certaine pérennité. Un « carnet de chantier » inédit dévoile ensuite les secrets de cette 62e reconstruction, des dernières innovations à la transmission plus que millénaire des savoir-faire traditionnels. L’ouvrage contient enfin un recueil d’essais signés par les chercheurs français et japonais qui ont participé à cette découverte.

Cet ouvrage exceptionnel sur une pratique patrimoniale et religieuse emblématique de la conception japonaise du patrimoine et de la recherche de la pérennité, à travers la reproduction et l’impermanence, offre pour la première fois un décryptage complet de ce phénomène si régulièrement évoqué et si imparfaitement connu pourtant.
Les contributions des auteurs japonais et français de ce volume associent et articulent de la façon la plus stimulante les points de vues techniques, patrimoniaux et philosophiques.

Cet ouvrage exceptionnel sur une pratique patrimoniale et religieuse emblématique de la conception japonaise du patrimoine et de la recherche de la pérennité, à travers la reproduction et l’impermanence, offre pour la première fois un décryptage complet de ce phénomène si régulièrement évoqué et si imparfaitement connu pourtant. Les contributions des auteurs japonais et français de ce volume associent et articulent de la façon la plus stimulante les points de vues techniques, patrimoniaux et philosophiques.


Colloque | L’idée d’architecture médiévale au Japon et en Europe

Samedi/Dimanche 15-16 novembre 2014
Institut français du Japon – Kansai / Kyoto
8 Yoshidaizumidono-cho,Sakyou-ku,Kyoto-shi 606-8301,Japan
Tel. : 075-761-2105 | E-mail : kansai@institutfrancais.jp

2014_idee_archi_mediev_jp_europeL`idée d’architecture est aujourd’hui universellement partagée. Qu’en était-il au Moyen Age au Japon et en Europe ? Comment percevait-on alors les abbatiales romanes et les cathédrales gothiques, les temples Zen et le style Grand Bouddha ?
Et, de nos jours, quelle perception de l’architecture médiévale ont les historiens de l’art en Europe et au Japon ? Le XIXe siècle a insisté sur les convergences entre les cultures japonaises et européennes. Ne faut-il pas réévaluer les différences, qui sont aussi des signatures culturelles ? Ces questions, qui trouvent une application concrète dans la conservation du patrimoine médiéval, toujours vivant, engagent profondément notre présent.
Dans l’Europe médiévale, l’architecture exprime une culture esthétique et une identité religieuse. Elle connaît un progrès continu, mêlé de retour à la grande tradition antique (Renaissance carolingienne, du XIIe, du XVe en Italie …) et un moment de création radicalement neuve : l’architecture gothique. À son tour, cet art gothique inspirera le renouveau néogothique qui, du XVIIe au début du XXe siècle, sera la source de la légitimité religieuse et, en partie, politique. En est-il de même au Japon ? Aujourd’hui, le style éclectique du Pavillon d’Or et du Pavillon d’Argent résument dix siècles d’évolution architecturale, de l’importation de l’architecture bouddhique à l’architecture moderne.
Si, aux XVIIIe et XIXe siècles, les historiens de l’art se sont interrogés d’abord sur les fondements philosophiques du beau, dont l’architecture n’est qu’une manifestation matérielle, aujourd’hui, ils s’intéressent non seulement à la stylistique, mais aussi aux techniques de construction, partie intégrante de l’esthétique. C’est peut-être dans cette évolution que le Japon et l’Europe retrouvent l’idée d’architecture médiévale.

Contact et informations :
bureau-n@kit.ac.jp (NISHIDA Masatsugu, Kyoto Institute of Technology / KYOTO D-lab.)

  • KYOTO INSTITUTE OF TECHNOLOGY, KYOTO Design-Lab.
  • UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE, UFR Art et archéologie

HOKUSAI, Le vieux fou d’architecture

Jean-Sebastien Cluzel (dir.), Antoine Gournay, Inaga Shigemi, Christophe Marquet, Valérie Nègre, Nishida Masatsugu
SEUIL, 2014
280 p.
29,00€

2014_Hokusai_Le vieux_fou_d'_architectureEn 1816, Katsushika Hokusai (1760-1849), le célèbre maître de l’estampe japonaise, consacre le cinquième volume de sa Manga à l’architecture. Vingt ans plus tard, il reprend ce thème dans un nouveau manuel de dessin : le Livre de dessins pour artisans. Nouveaux modèles (1836). Au Japon, faire de l’architecture le sujet d’un livre illustré était inédit et jamais un recueil de gravures sur bois n’avait rendu des bâtiments avec autant de clarté et de véracité.
Destinés aux artisans, ces deux manuels de dessin d’architecture permettent de découvrir comment l’artiste marie les traditions picturales chinoise, japonaise et occidentale, et associe avec génie l’art du dessin et l’art d’édifier. Rappelant les grands traités d’architecture d’Europe, ces deux ouvrages sont à l’avant-garde de l’approche architecturale japonaise moderne.
Ces chefs-d’oeuvre du livre illustré de l’époque d’Edo sont, pour la première fois, reproduits ici et accompagnés de leur traduction intégrale et annotée. Les exemplaires présentés, conservés à la Bibliothèque nationale de France, ont appartenu à Théodore Duret (1838-1927) et à Edmond de Goncourt (1822-1896), défenseurs des impressionnistes et grands amateurs d’art japonais.

Traducteurs : Jean-Sébastien Cluzel, Christophe Marquet, Nishida Masatsugu.


Colloque « De la matérialité à l’immatérialité – La reconstruction vicennale au sanctuaire d’Ise »

jeudi 25 septembre 2014
Auditorium de la Galerie Colbert
6, rue des Petits-Champs
75002, Paris

2014_Colloque_ISEEn Occident, la ruine, le monument, la trace matérielle semblent nécessaires au culte du passé. En Chine c’est le message inscrit dans le bronze qui vaut comme preuve… Ailleurs, d’autres stratégies ont été imaginées. Le cas japonais semble extrême : tous les vingt ans, depuis le VIIe siècle, les pavillons du sanctuaire d’Ise servent de modèle pour bâtir les pavillons des nouveaux temples. La leçon japonaise apparaît comme un passage à la limite : la trace matérielle est périssable, le meilleur moyen de la protéger est de la détruire de façon à ce que l’immatériel de la forme subsiste.
Cette conférence présente de nouveaux regards sur la reconstruction périodique au sanctuaire d’Ise, ceux de l’architecte et de l’ingénieur en chef qui ont travaillé sur ce chantier de restauration au cours des 40 dernières années, mais aussi celui de chercheurs japonais et français qui, à l’automne 2013, ont été invités à visiter le 62e chantier de reconstruction, depuis le coeur du sanctuaire jusqu’aux confinements des ateliers, pour interroger à nouveau ce phénomène.

Contact et informations :
jean-sebastien.cluzel@paris-sorbonne.fr

Organisateurs :

  • Jean-Sébastien CLUZEL, CREOPS, Université Paris-Sorbonne
  • NISHIDA Masatsugu, KYOTO Design Lab. – Kyoto Institute of Technology.

Cette conférence a reçu l’aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de l’Idex Sorbonne Universités dans le cadre du programme Investissements d’avenir portant la référence ANR-11-IDEX-0004-02.


Dispositifs et notions de la spatialité japonaise

Bonnin P., Jacquet B., Nishida M.
PPUR, 2014
364 p.
52,50€

2014_Dispositifs_spatialiteLa publication est, pour l’essentiel, consécutive au colloque inaugural de ce programme, tenu sous le même titre (les 11-14 XII 2008 à Kyoto, au Kyoto Institute of Technology (KIT) avec le soutien de l’Ambassade de France : « Dispositifs et Notions : regards croisés sur les spatialités et temporalités française et japonaise « , dirigé par les Pr. Nishida et Ph. Bonnin), et dont elle constitue simultanément les Actes (11 auteurs /15), avec les quatre textes ajoutés. Contributions de Augustin Berque (directeur d’études émérite, EHESS), Philippe Bonnin (directeur de recherches, CNRS), Marc Bourdier (professeur, ENSA Paris-La Villette), Nicolas Fiévé (directeur d’études, EPHE), Anne Gossot (maître de conférences, Univ. Bordeaux), Murielle Hladik (chercheur, Paris-8) Benoît Jacquet (maître de conférences, EFEO), Katō Kunio 加藤邦夫 (prof. retraité de l’université de Kyoto), Nishida Masatsugu 西田雅 (maître de conférences, Kyoto Institute of Technology), Jacques Pezeu-Massabuau (prof. retraité de l’université Waseda), Sendai Shōichirō 千代章一郎 (maître de conférences, université de Hiroshima), Taji Takahiro 田路貴浩 (maître de conférences, université de Kyoto), Corinne Tiry-Ono (ingénieur de recherche, Ministère de la culture), Christine Vendredi-Auzanneau (directeur de l’Espace LVMH Tokyo), Doi Yoshitake 土居義武 (professeur, université de Kyūshū), Ellen Van Goethem (maître de conférences, université de Kyūshū)
Existe-t-il une spatialité particulière au Japon ? L’espace japonais peut-il se définir par des notions théoriques et des dispositifs spatiaux ? Telles sont les questions principales sur lesquelles se sont penchés les chercheurs du réseau franco-japonais Japarchi réunis à Kyoto et à Paris à l’occasion de différentes rencontres entre 2008 et 2012. Pour réfléchir sur les notions et les dispositifs inventés pour la production d’espaces — architecture, jardin, paysage, urbanisme, design — les auteurs de ce volume ont adopté différents points de vue disciplinaires : ceux de l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme, de l’anthropologie, de la géographie culturelle, de la philosophie et de l’esthétique. Au Japon, la manière d’habiter, de vivre l’espace, et la nature même de ces espaces, c’est-à-dire la spatialité, a longtemps surpris et fasciné le visiteur occidental. Aujourd’hui, la spatialité japonaise se caractérise par une grande diversité de formes architecturales, par le désordre apparent de ses métropoles, autant que par la résilience de lieux et de pratiques traditionnels. Depuis l’Antiquité, des dispositifs spatiaux, des expressions puis, plus récemment, des notions théoriques et des discours architecturaux ont été mis en place pour définir cette culture de l’espace et les particularismes de cette spatialité. Du point de vue de l’architecte, de l’historien, du géographe, de l’anthropologue ou du philosophe, ce livre présente la spatialité japonaise selon les dispositifs et notions qui lui sont propres. En suivant le cours de l’histoire, des mythes et croyances du folklore japonais, depuis la géomancie des villes anciennes jusqu’à l’architecture et l’urbanisme contemporains, ce livre fait apparaître la spatialité sous ses différentes formes: de la manière de s’asseoir ou de l’aménagement des jardins, du pavillon de thé, de l’architecture religieuse et monumentale… L’ouvrage séduira l’amateur d’architecture et de culture japonaise, l’esthète et le bricoleur, le savant comme le bâtisseur, désireux de comprendre les mécanismes mis en œuvre dans la construction et la production de l’espace au Japon.

 


Vocabulaire de la Spatialité Japonaise ⎢ 日本の生活空間

Prix du livre de l’Académie d’architecture 2014
Sous la direction de Philippe Bonnin, Nishida Masatsugu et Inaga Shigemi
Préface de Augustin Berque 
CNRS éditions, 2014 
605 pp. 
49 €

Outils de consultation complémentaire en ligne : Index alphabétique français du « Vocabulaire de la spatialité japonaise »

2014_Voc_Spat_JapCe Vocabulaire de la spatialité japonaise est le résultat d’un projet ambitieux, porté par le réseau franco-japonais JAPARCHI. Élaboré depuis une demi-douzaine d’années, il a réuni soixante-quatre auteurs, tous spécialistes du Japon ou Japonais eux-mêmes, et attachés à la question si fascinante et si particulière de la spatialité au Japon. L’ouvrage s’emploie à faire partager au lecteur, par petites touches, sous forme de 199 courts textes, les notions-clefs de la culture japonaise de l’espace, de l’architecture, des jardins, du pavillon de thé, des temples, sanctuaires shintôs et palais, autant que des simples hameaux et maisons populaires, de la ville dense ou des quartiers animés, du mobilier jusqu’aux aménagements du territoire, des origines anciennes jusqu’aux développements les plus contemporains, de l’espace pictural aux avatars de l’urbanité. Chacune de ces notices invite à découvrir ou à comprendre mieux, à visiter sur le terrain les lieux et les monuments, les réalisations ou les dispositifs exemplaires, grâce notamment à une importante iconographie. Des indications savamment choisies «pour en savoir plus » permettent au lecteur de prolonger sa quête, et un ensemble d’index lui facilitent la consultation et conduisent sa recherche.

Revue de presse sélective

Présentation de l’ouvrage au Réseau Asie-Pacifique le vendredi 14 mars 2014
Prix du livre de l’Académie d’Architecture 2014 remis au siège de l’Académie sis 9 place des Vosges, le mercredi 12 novembre 2014