Soutenances (doctorat, HDR)


Doctorat⎜Reconstructions et restaurations des monuments en bois. Les techniques traditionnelles du Japon face aux enjeux de la modernisation, de la construction du sanctuaire de Heian à Kyōto (1894) à la reconstruction du pavillon de l’Ultime Suprême de l’ancien palais impérial de Nara (2010)

Auteur(e) :Soizik Bechetoille
Titre du mémoire : « Reconstructions et restaurations des monuments en bois. Les techniques traditionnelles du Japon face aux enjeux de la modernisation, de la construction du sanctuaire de Heian à Kyōto (1894) à la reconstruction du pavillon de l’Ultime Suprême de l’ancien palais impérial de Nara (2010) »
Établissement d’obtention : École pratique des hautes études, Paris

Soutenance : vendredi 21 décembre 2018

Composition du jury

M. Nicolas FIEVE, EPHE PARIS (Directeur de thèse)
Mme Valérie NEGRE, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Rapporteuse)
Mme Françoise GED, Observatoire de l’architecture de la Chine (Rapporteuse)
M. Mastatsugu NISHIDA, Kyôto kôgei sen.i daigaku (Kyoto Institute of Technology) (Examinateur)
Mme Émilie D’ORGEIX, EPHE PARIS (Examinatrice)

Résumé

Cette recherche entend aborder la question de l’authenticité à travers les pratiques de restauration liées au patrimoine architectural au Japon avec pour principal objet d’étude, des bâtiments traditionnels en bois en cours de restauration. Une des particularités des techniques relatives à la transmission de l’architecture au Japon est certainement le démontage périodique des édifices. Cette impermanence constructive tire ses origines de conditions climatiques difficiles, de spécificités liées à l’architecture en bois, ou encore de pratiques religieuses ancestrales, comme la reconstruction périodique de certains sanctuaires shintō. Dans la notion de « reconstruction », il y a l’idée de bâtir « à nouveau » ce qui a été détruit, de rétablir, de reproduire, de redonner une forme primitive à une structure ou à un édifice à partir d’éléments fragmentaires (vestiges, sources épigraphiques, etc.). Cela suppose la mise en présence d’un objet nouveau – à la matérialité inédite – avec l’idée de refaire « une fois encore » quelque chose qui a, jadis, eu une existence. Cette définition nous invite à considérer la possible coexistence de différentes pratiques et différents niveaux de reconstruction. La « reconstruction – restitution » est souvent invoquée pour retrouver des savoir-faire manquants. Pour de nombreux spécialistes, la pratique de la restauration par désassemblage (et, par la suite, de la reconstruction) agirait comme une synthèse de techniques et de théories apparentées à l’architecture traditionnelle. L’objectif de cette recherche est d’étudier différents cas de bâtiments reconstruits et les pratiques qui les animent.


HDR ⎢ Le japonisme architectural en France, XVIe – XXe siècles

Auteur(e) : Jean-Sébastien Cluzel
Titre du mémoire : « Le japonisme architectural en France, XVIe – XXe siècles ».
Établissement d’obtention : Institut national d’histoire de l’art (INHA), Paris 2e

Soutenance : 4 avril 2018

Composition du jury

Nicolas REVEYRON, Professeur des universités, Université Lumière Lyon 2
Rémi LABRUSSE, Professeur des universités, Université Paris Ouest La Défense
Valérie NÈGRE, Professeure des universités, Université Paris 1
Masatsugu NISHIDA, Professeur d’université, Kyoto Institute of Technology
Christophe MARQUET, Directeur d’études, École française d’Extrême-Orient (EFEO)
Alexandre GADY, Professeur des universités, Université de Nantes


Doctorat ⎜ La médiation environnementale en aménagement du territoire dans la société civile au Japon : pour une philosophie politique du paysage

Auteur(e) : Alban Mannisi
Titre de la thèse : « La médiation environnementale en aménagement du territoire dans la société civile au Japon : pour une philosophie politique du paysage ».
Établissement d’obtention : Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) , en partenariat avec Laboratoire Architecture, ville, urbanisme, environnement (Nanterre) (laboratoire).
Direction : Yann Nussaume

Soutenance : 24 février 2017

Composition du jury

Rita Occhiuto (Présidente)
Yann Nussaume
Philippe Corcuff (rapporteur)
Thierry Paquot (rapporteur)
Riichi Miyake

Résumé

Depuis les années 70, des conventions internationales renforcent l’implication des sociétés civiles dans l’aménagement de leur territoire. Au Japon, ce phénomène s’est accéléré suite au tremblement de terre de Kōbe en 1995. Il a débouché en 1998 sur la loi NPO (association à but non lucratif) qui a consolidé le rôle de la société civile dans le jeu des acteurs du territoire. Cette thèse analyse les mécanismes d’engagement de la société civile et le recours à des médiateurs qui s’appuient sur les relations spécifiques de la société nippone à son environnement (milieu japonais), et enquête sur l’apparition de nouvelles formes de gouvernances des territoires. Afin de répondre à cette problématique, il est étudié dans un premier temps l‘émergence du rôle de la société civile, grâce à la médiation dans l’aménagement du territoire au Japon, en montrant comment ces phénomènes s’ancrent pour partie sur certaines logiques traditionnelles, mais également sur des évolutions internationales. Puis, dans un deuxième temps, à partir de l’étude de trois pratiques de médiateurs d’ingénierie sociale : KUWAKO Toshio (philosophe), YAMAZAKI Ryō (paysagiste) et KOIZUMI Hideki (urbaniste), il est observé comment les techniques de médiations inspirées pour partie de techniques étrangères sont assimilées et réajustées pour répondre aux besoins de la société nippone. Cette thèse précise ainsi la porosité entre l’autochtonie et les transferts de méthodes de gouvernance internationale ; elle met en évidence comment les volontés internationales d’implication des sociétés civiles s’inscrivent dans les logiques du milieu japonais. En conclusion, une tentative de mise en perspective des données de la thèse est recherchée à partir de l’énoncé d’une philosophie politique du paysage.


Doctorat ⎢ Les villas réalisées par Antonin Raymond dans le Japon des années 1920 et 1930 – Une synthèse entre modernisme occidental et habitat vernaculaire japonais

Auteur(e) : Yola Gloaguen
Titre de la thèse : « Les villas réalisées par Antonin Raymond dans le Japon des années 1920 et 1930 – Une synthèse entre modernisme occidental et habitat vernaculaire japonais ».
Établissement d’obtention : École pratique des hautes études (EPHE), Paris
Direction : Nicolas Fiévé

Soutenance : 13 janvier 2016

Composition du jury

Joseph ABRAM, Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy
Jean-Louis COHEN, Professeur à l’université de New York (rapporteur)
Nicolas FIÉVÉ, Directeur d’études à l’EPHE (directeur de thèse)
François LACHAUD, Directeur d’études à l’École française d’Extrême-Orient
Michael LUCKEN, Professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (rapporteur)

Résumé

Abordée sous la forme d’une étude de cas, cette thèse se situe à la croisée de l’histoire de l’architecture moderne et de l’histoire du Japon. Elle aborde une partie de la vie et de l’œuvre de l’architecte né austro-hongrois puis naturalisé américain Antonin Raymond (1888-1976), qui a exercé dans le Japon de l’Entre-deux-guerres. L’objectif de ce travail était de cerner le processus de conception architecturale par lequel Raymond a réalisé une « synthèse » entre un modernisme occidental emblématique des années 1920 et 1930 et l’habitat vernaculaire japonais, produit d’une culture locale de la conception de l’espace et de la construction en bois. Organisée en trois parties, la thèse s’ouvre sur une biographie présentant le parcours qui mène Raymond de sa Bohême natale jusqu’au Japon, en passant par les États-Unis. Elle se poursuit avec l’examen des circonstances dans lesquelles il s’établit en tant qu’architecte indépendant à Tokyo, en rendant compte de l’acquisition d’un certain nombre de moyens humains et techniques nécessaires à la pratique architecturale dans le contexte japonais. Enfin, une sélection de dix-sept villas réalisées à Tokyo et dans les destinations de villégiatures environnantes entre 1921 et 1938 est présentée. L’analyse architecturale détaillée de ces habitations réalisées pour une clientèle d’élite japonaise et occidentale permet d’observer les différentes étapes de l’élaboration du processus de création architecturale qui a permis à Antonin Raymond, avec l’aide de son équipe, de proposer une architecture à dimension universelle ancrée dans un contexte local. Par le biais de l’architecture, ce travail illustre ainsi une partie des problématiques et des enjeux soulevés par le processus de modernisation qui caractérisent l’histoire du Japon dans la première moitié du XXe siècle.

Prix : Prix 2016 de la Fondation Flora Blanchon.


Doctorat ⎜ Une autre manière d’être architecte : perspectives historiques et réflexions contemporaines sur une pratique de machizukuri au sein du laboratoire de Satoh Shigeru à l’université de Waseda

Auteur(e) : Armelle Le Mouëllic
Titre de la thèse : « Une autre manière d’être architecte : perspectives historiques et réflexions contemporaines sur une pratique de machizukuri au sein du laboratoire de Satoh Shigeru à l’université de Waseda ».
Établissement d’obtention : Université Grenoble Alpes en cotutelle avec . , dans le cadre de École doctorale sciences de l’homme, du politique et du territoire (Grenoble) , en partenariat avec Les métiers de l’histoire de l’architecture, édifices, villes, territoires (Grenoble) (laboratoire).
Direction : Catherine Maumi

Soutenance : 17 décembre 2015

Composition du jury

Carola Hein
Marc Bourdier
Judith Le Maire de Romsée
Jean-Louis Violeau
Philippe Bonnin

Résumé

Ce détour par la pratique du machizukuri au sein du laboratoire du professeur Satoh Shigeru à l’université de Waseda apporte un autre regard sur les compétences de l’architecte. Le machizukuri s’inscrit dans le contexte particulier de la ville japonaise : sa morphologie, sa structure sociale et ses politiques urbaines. Le travail de « traduction » se poursuit par une histoire architecturale du machizukuri qui renseigne la formation d’outils et de pratiques spécifiques au sein du département d’architecture de l’université de Waseda. La thèse analyse la mobilisation de ces compétences au sein des exercices de préparation à la reconstruction dans l’arrondissement de Shinjuku conduits par le laboratoire de Satoh Shigeru et la manière dont l’architecte se positionne au sein d’un réseau d’acteurs.La thèse a été menée au sein du laboratoire les Métiers de l’Histoire de l’Architecture, édifices-villes-territoires, ENSA de Grenoble.


Doctorat ⎜ L’architecture des déplacements comme forme de construction métropolitaine au Japon : permanence et renouvellement d’une figure de centralité urbaine (fin XIXe – début XXIe siècles)

Auteur(e) : Corinne Tiry-Ono
Titre de la thèse : « L’architecture des déplacements comme forme de construction métropolitaine au Japon : permanence et renouvellement d’une figure de centralité urbaine (fin XIXe – début XXIe siècles) ».
Établissement d’obtention : École pratique des hautes études (EPHE), Paris
Direction : Nicolas Fiévé

Soutenance : 2012

Résumé

Le coeur de cette recherche porte sur l’analyse d’un objet matériel précis, la grande gare ferroviaire au Japon, du point de vue de ses transformations morphologiques dans le contexte de la métropole en croissance. L’étude de cette évolution et de ses origines vise à fournir des clés de compréhension de l’organisation et du statut actuels de cet objet, tant à l’échelle architecturale qu’à l’échelle urbaine. Cetta analyse est abordée en amont par une présentation des interactions entre un territoire et un système de mobilité en construction à l’échelle métropolitaine, dans le cas particulier de Tôkyô. Ce préalable permet de situer la place et le rôle de notre objet dans ce processus singulier. Le thème de la centralité, développée ici en tant que combinaison de l’activité et du mouvement, apparaît comme moteur. L’analyse est prolongée en aval par la relecture d’un ensemble de projets d’architectes japonais, à grande échelle, qui sont emblématiques des années de croissance. Si ces concepteurs formulent d’autres dispositifs de centralité à l’échelle du territoire, tous partagent cette même approche combinatoire des déplacements. Le cas de la ville japonaise est d’autant plus complexe que sa modernisation s’est amorcée sous l’influence de cultures urbaines étrangères. Il n’en demeure pas moins que son système de mobilité urbaine, c’est à dire pensé et matérialisé en relation avec la ville, s’avère l’un des plus singuliers des pays développés. De fait, la proximité continue des mondes marchand et industriel a conduit à la persistance, réelle et mentale, de schémas traditionnels de pensée de la ville au sein de ses transformations les plus radicales.


Doctorat⎜ La revue photographique Kôga : Nojima Yasugô, Nakayama Iwata, Kimura Ihee et Ina Nobuo : Passerelles entre les modernités

Auteur(e) : Cécole Laly
Titre de la thèse : « La revue photographique Kôga : Nojima Yasugô, Nakayama Iwata, Kimura Ihee et Ina Nobuo : Passerelles entre les modernités ».
Établissement d’obtention : Paris 4, dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (1992-…. ; Paris) , en partenariat avec Centre André Chastel (Paris) (laboratoire).
Direction : Serge Lemoine

Soutenance : 3 décembre 2011

Composition du jury

Michael Lucken
Serge Lemoine
Françoise Levaillant
Françoise Ducros

Résumé

Cette étude porte sur la revue Kôga, une publication photographique mensuelle japonaise lancée en 1932, et sur ses photographes fondateurs Nojima Yasuzô, Nakayama Iwata et Kimura Ihee, rejoints par le critique Ina Nobuo à partir du deuxième numéro. Fondée afin de rivaliser avec les revues étrangères, telles que Photographie en France, Das Deutsche Lichtbild en Allemagne et Studio Annual of Camera Art en Angleterre, elle est aujourd’hui un atout majeur pour comprendre la photographie japonaise moderne du début des années trente. Et ce, malgré sa courte existence. Le premier chapitre questionne la notion de « modernité » dans le cadre du Japon. Le deuxième chapitre analyse le numéro d’inauguration de la revue en soulignant ses caractéristiques propres, au regard du contexte moderne japonais. Enfin, le troisième chapitre traite individuellement les travaux de Nojima Yasuzô, Nakayama Iwata, Kimura Ihee et Ina Nobuo. Ceux-ci permettent de faire valoir les différentes orientations respectives présentées dans la revue Kôga, qui sont représentatives de la scène photographique japonaise à un moment charnière. Ils permettent également de mettre en évidence la notion de passage : entre la Photographie d’Art (geijutsu shashin) et la Nouvelle Photographie (shinkô shashin) ; Entre la Nouvelle Photographie (shinkô shashin) et la photographie de reportage (hôdô shashin) et la Photographie d’Avant-garde (zen’ei shashin) ; Entre les différentes disciplines culturelles et artistiques ; Entre le domaine artistique et le domaine professionnel ; Entre l’œuvre d’art unique et la reproductibilité ; Ou encore, entre l’art et la société.


Doctorat ⎜ Paysage et socialité à Ōsaka depuis Meiji : la création de l’urbain et du périurbain au Japon : vers une nouvelle socialité ?

Auteur(e) : Patricia Marmignon
Titre de la thèse : « Paysage et socialité à Ōsaka depuis Meiji : la création de l’urbain et du périurbain au Japon : vers une nouvelle socialité ? »
Établissement d’obtention : École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris
Direction : Augustin Berque

Soutenance : 2008

Résumé

Cette étude porte sur le développement de l’agglomération d’Ôsaka depuis Meiji (1868), à travers la problématique de l’interaction entre le paysage et la socialité. Les modèles paysagers urbains et périurbains sont analysés dans leur évolution à travers outils, procédés et acteurs, souvent pionniers à Ôsaka, matrice dans l’urbanisme nippon. Les communautés englobantes (kyôdôtai-gemeinschaft) et les sociétés locales (komyuniti-gesellschaft) sont ensuite étudiées à travers ces modèles au cours de l’histoire et selon une approche écologique. Enfin, la tendance en matière de socialité en est tirée. Ôsaka, qui s’apparente au modèle de Chicago, tend aujourd’hui vers une ville compacte où le privé tient une place majeure dans la collaboration.


Doctorat ⎜Le modèle des ceintures limitrophes (fringe belts) : une application aux villes françaises

Auteur(e) : Estelle Ducom
Titre de la thèse : « Le modèle des ceintures limitrophes (fringe belts) : une application aux villes françaises ».
Établissement d’obtention : Université Rennes 2
Direction : Guy Baudelle

Soutenance : 2005

Résumé

Cette recherche vise à rendre compte du relatif délaissement de la morphologie urbaine en France, en particulier par la géographie théorique la jugeant trop traditionnelle et empirique. D’où un manque d’attention portée aux recherches de morphologie urbaine effectuées à l’étranger, telles que les travaux sur les fringe belts. Cette approche stimulante rendant compte du renouvellement physique des villes comporte pourtant des dimensions à la fois théorique, déductive et dynamique. Le modèle des fringe belts est donc présenté (genèse, développement, contenu) et testé pour la première fois sur trois villes françaises (Nantes, Rennes et Tours). A travers cette application, la pertinence, la valeur mais aussi les limites du modèle sont soulignées au regard d’autres modèles urbains et dans le contexte français du renouvellement urbain. L’évaluation de ce modèle en France pourrait éclairer les politiques d’aménagement par les enjeux urbanistiques, théoriques et épistémologiques qu’il soulève.


Doctorat ⎜ La figure de l’artiste et la question de l’art dans la littérature du Japon moderne

Auteur(e) : Minami Asuka
Titre de la thèse : « La figure de l’artiste et la question de l’art dans la littérature du Japon moderne ».
Établissement d’obtention : INALCO, Paris
Direction : Jean-Jacques Origas

Soutenance : 2003

Résumé

Le milieu des beaux-arts institutionnalisé après la Restauration de Meiji en 1868 changea la conception de l’art dans l’Archipel. La nouvelle esthétique ainsi que la conception de l’art et de l’artiste introduites de l’Occident influencèrent plus particulièrement les hommes de lettres qui recherchaient des sujets modernes et des façons originales de décrire. Nous examinerons l’évolution de la perception de l’art ainsi que celle de l’image de l’artiste à l’époque moderne au Japon en divisant notre recherche en cinq parties dans lesquelles une dizaine d’écrivains représentatifs seront étudiés. La première partie est consacrées à la problématique du nu à l’ère Meiji: comment les critiques d’art ainsi que les hommes de lettres japonais acceptent ou refusent le nu, une valeur artistique venue de l’Occident. La seconde partie concerne les difficultés de réadaptation des peintres japonais à leur pays après qu’ils ont profondément assimilé les valeurs artistiques de l’étranger. Les lieux décrits fonctionnent comme un dispositif destiné à apaiser les angoisses des protagonistes. Dans la troisième partie, nous abordons les problèmes liés à la perception de l’art: la traduction de certaines notions d’art plastique et la mise en pratique de ces notions dans les oeuvres littéraires. Dans la quatrième partie, nous traitons de la représentation de scènes fantastiques à travers les figures de peintres. Chacun des artistes tisse un récit relatif en se référant habilement à des textes multiples, étrangers et japonais. La cinquième partie est consacrée à l’analyse de l’attitude qui consiste à dépasser l’influence de l’art occidental, à travers deux personnages qui illustrent la vie de peintres japonais en Europe au tournant des années 1930. Ainsi, ce travail touche aussi bien à l’histoire de la littérature japonaise qu’à histoire de l’art, autour de la représentation des personnages d’artistes et de la description de scènes picturales