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Article⎜« Namazu : Les dessous de Cipango / Dans les profondeurs du Japon »

Auteur : Philippe Bonnin (Directeur de recherches émérite au CNRS)
Namazu
: Les dessous de Cipango / Dans les profondeurs du japon, in Les carnets du paysage n°34, « Sous l’horizon », Septembre 2018, Coédition Ecole nationale supérieure de paysage / actes sud, 2018. ISBN 978-2-330-10918-9
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Si l’on en croit sa définition classique, le paysage appartient à l’ordre du visible : il « s’étend sous la vue », à l’intérieur ou à l’extérieur d’un cadre. Parler de paysage du dessous, c’est s’interroger sur les conditions non seulement de visibilité mais aussi d’existence du paysage. Pour le voir, il nous faut les imaginer et c’est ce que vont nous permettre les photographies, les dessins, les peintures, les gravures – dont ce numéro est richement pourvu – mais aussi les récits littéraires et les cartes géologiques. Même les représentations les plus fantaisistes sont à considérer pour nous faire comprendre comment nous habitons la Terre. Cet imaginaire-là est constitutif de notre façon d’habiter. Il en va ainsi de certains mythes, comme celui du Grand Silure au Japon qui a longtemps expliqué les tsunamis et les tremblements de terre. Mais on habite aussi véritablement sous terre : les troglodytes, les SDF dans les métros de New York ou de Paris, ou encore dans les sous-sols de Las Vegas.


Article⎜“京都のへりにて” (À la lisière de Kyoto)

Auteur : Philippe Bonnin, Jacques Pezeu-Massabuau
Source : Nichibunken 日文研 , International research center for japanese studies, n°59, 5 月2017年, pp.150-155.
Traduction abrégée de « Esthétiques et façons d’habiter au Japon, Maisons, villes et seuils »,
Philippe Bonnin et Jacques Pezeu-Massabuau, ed. du CNRS, 2017.
Traduction : Hosokawa Shūhei 細川周平(International Research center for Japanese Studies)
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Chapitre d’ouvrage⎜« References to Traditions in Contemporary Architecture in Japan »

Auteur : Philippe Bonnin
Source : « Encounters and Positions of Architecture in Japan », (Hubertus Adam, Director of Swiss Architecture Museum in Basel, Susanne Kohte, Visiting Professor and Daniel Hubert, University of Applied Sciences Cologne / now TH Köln Eds), ed. Birkhäuser, Basel, Switzerland, Août 2016 , pp. 258-265.
Référence électronique

Abstract : Now as before, Japanese architecture is very popular in Europe and the western world. This publication provides an overview of its many design concepts and cross-references. Using design examples and interviews, the book presents thirteen current positions.The publication focuses on young architects who take up extremely independent positions within Japanese architecture, as well as on Pritzker Prize winners Toyo Ito and Fumihiko Maki. Six essays by European specialists on Japan provide supplementary insights into the aesthetics and space concepts of Japanese architecture, making cross-references to Japan’s architectural history, and explaining current lines of development. The book thus combines a self-reflective approach with an outsider’s analytical view.


Ouvrage ⎜Fascination du Japon (3e édition, revue et augmentée)

Auteur : Philippe Pelletier
Le Cavalier Bleu Éditions
Paris, 2018
304 p.
20 €

Depuis Marco Polo évoquant le lointain Cipango, le Japon fascine les Occidentaux. Et il intrigue aussi ses voisins Chinois. L’argumentaire sur la singularité des Japonais, vus comme impénétrables, spéciaux sinon bizarres, nourrit depuis des siècles une avalanche d’idées reçues que le passage dans la modernité technique apparemment contradictoire avec une tradition réinven- tée n’a fait que renforcer.
Des anciennes générations du « péril jaune », qui se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompré- hensibles et dangereux, à la fascination actuelle, et pla- nétaire, pour la « J-Pop culture », mélangeant animê, manga, samurai, sushi, karaoke, tofu, sûdoku, origami et autres yakuza… les clichés sont légion qui méritent d’être décortiqués dans cet ouvrage, véritable panorama du Japon contemporain.

Philippe Pelletier, docteur en géographie, habilité à diriger des recherches et diplômé en Langue et Civilisation japonaises. Il est professeur à l’université Lyon 2.


Article⎜ « L’être en son milieu, du rapport humain-objet-milieu au Japon comme ailleurs sur la planète »

Auteure : Cécile Asanuma-Brice
Source : « Japosphère, chronique de l’urbanité japonaise », blog sur le site du journal Libération
Publié le 11 juin 2018
Lire en ligne
« Les pollutions chimiques diverses sont arrivées à un stade de destruction de notre environnement tel que l’on ne peut que s’interroger quant à notre incapacité à réagir, tant d’un point de vue politique que d’un point de vue individuel. Dans ce texte, nous proposons une analyse du cheminement de l’être vers son autodestruction en tentant de trouver des éléments de compréhension dans le rapport qu’il entretient à l’objet et au milieu. »

Ouvrage⎜Vers une modernité architecturale et paysagère – Modèles et savoirs partagés entre le Japon et le monde occidental

Nicolas Fiévé et Benoît Jacquet (dir.)
Collège de France, Coll. Bibliothèque de l’institut des hautes études japonaises
Paris, 2013
330 p.
30 €

L’apparition d’une modernité architecturale et paysagère correspond à une période
particulièrement propice aux échanges artistiques et intellectuels entre le Japon,
l’Europe et les états-Unis, à partir de la fin de l’ère Meiji (1868-1912). La (re-)
découverte de l’architecture et de l’art des jardins japonais par les orientalistes
occidentaux et japonais, puis la réception et la diffusion de ses nouveaux modèles
et savoirs, vont permettre à plusieurs générations d’architectes et de paysagistes
de participer à la création de nouvelles expressions architecturales et paysagères.
Les ouvrages de Josiah Conder ou de Bruno Taut, les œuvres de Frank Lloyd Wright,
d’Antonin Raymond, d’Isamu Noguchi, nés de ces rencontres entre le Japon
et l’Occident, sont les témoins de cette modernité

Article⎜ « La nature à portée de main : plantes en pot des rues de Tokyo »

Auteure : Sylvie Brosseau
Source : Nature en ville. Désirs et controverses, dir. Lise Bourdeau-Lepage
Sarrant, Ed La Librairie des Territoires, 2017.
15 €

« Peut-on vraiment marier la nature et la ville ? Quels sont les désirs de nature des citadins ? Qu’expriment-ils ? Comment les citadins se représentent-ils la nature ? Quels sont les bienfaits de la nature en ville ? Aménager l’urbain en prenant en compte la nature est-ce vraiment possible ? Qu’est-ce que cela change en termes de pratiques ? Quels sont les risques de la réintroduction de la nature en ville ? De telles questions, au centre des préoccupations des chercheurs et des acteurs locaux, engendrent des controverses que ce livre tente d’éclairer. Dans cette optique, il explore les raisons du désir de nature des citadins et en montre la diversité. Il fait une large place aux pratiques et aux usages de nature en ville tout en s’interrogeant sur leur pertinence et leurs sources. Il met également en débat la question de la nature en ville. Il révèle sa face cachée, l’instrumentalisation de la nature en ville a des fins de politiques publiques. Il met en évidence les changements que la réintroduction de la nature en ville impose en matière d’aménagement urbain. Il souligne quelques débats philosophiques, sociaux, économiques… que cela génère. »


Article ⎜ « Le Grand Tôkyô et son système urbanistique : l’invention d’une échelle métropolitaine, 1923-1939 »

Auteure : Corinne Tiry-Ono
Source : Actes du colloque international  » Inventer le Grand Paris. Regards croisés sur Paris et les métropoles, 1919-1944″, Paris, CNRS/CHS, ENSA Paris-Belleville/IPRAUS, UPEC/CRHEC, Comité d’histoire de la Ville de Paris, 2014.
En ligne ici depuis mai 2018

Résumé : « À la fin du XIXe siècle, face au problème de croissance urbaine accélérée, le sujet de la maîtrise de l’urbanisation de Tōkyō se superpose au projet de modernisation de la capitale. L’accroissement de la population et de l’industrialisation conduit les édiles à repenser les limites de ce territoire, ses échelles de planification et ses méthodes d’aménagement. L’examen de la réglementation et des plans d’aménagement successifs élaborés par les autorités montre que la question de l’échelle métropolitaine et de son dessin ne se pose qu’à partir du tournant des années 1920, et qu’elle s’accélère après le séisme de 1923. Si la capitale ne passe officiellement du statut de ville à celui de métropole qu’en 1943, plusieurs dessins de sa figure métropolitaine sont déjà explorés sous la forme de plans à cette nouvelle échelle. »


Ouvrage ⎜ Le sentiment du monde

Catherine Grout
Éditions Le Lettre Volée, collection « Essais », Bruxelles, 2018
272 p.
25 €

En lien avec l’expérience d’œuvres contemporaines (de Tacita Dean, Willie Doherty, Hatakeyama Naoya, Bethan Huws, Santu Mofokeng, Walter Niedermayr, Anri Sala et Seton Smith) et architecturale (de Naito Hiroshi), et avec une incursion dans l’histoire récente de la notion de paysage au Japon, l’auteure développe ici l’interprétation donnée par le neuropsychiatre Erwin Straus (1891-1975) en 1935 de l’« espace du paysage ». Proche de la phénoménologie, cette interprétation amène une reconsidération politique du paysage comme étant l’expérience polysensorielle de l’être-vivant et comme moment en lequel celui-ci éprouve le monde en s’éprouvant lui-même dans le monde et rencontre autrui. Straus enseigna du reste un temps au Black Mountain College, la célèbre école d’art américaine basée sur les principes du Bauhaus.

Catherine Grout est professeure d’esthétique HDR à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheuse au LACTH, ancienne résidente à la villa Kujoyama (1994-1995), auteure de Pour une réalité publique de l’art (L’harmattan, 2000) ; L’Émotion du paysage. Ouverture et dévastation (La Lettre volée, 2004) et L’Horizon du sujet. De l’expérience au partage de l’espace (La Lettre volée, 2012).


Ouvrage ⎜ Glossaire de mésologie

Augustin Berque
Éditions éoliennes, 2018
48 p.
6 €

Plutôt qu’une discipline, qui serait en somme une écologie phénoménologique, il faut considérer la mésologie comme une perspective générale, périmant le dualisme moderne. Pour la mésologie, la réalité, celle des milieux concrets, n’est ni proprement objective, ni proprement subjective, mais trajective.  Cela concerne aussi bien les sciences de la nature que les sciences humaines. Relevant à la fois de l’ontologie et de la logique, la perspective nouvelle qu’apporte la mésologie est onto-logique. Dépassant le paradigme moderne classique, cette perspective nouvelle s’impose, en un temps où l’abstraction du dualisme, jointe au principe du tiers exclu, avec ses attributs divers (mécanicisme, réductionnisme, analytisme, individualisme, capitalisme, industrialisme…), en est arrivée à provoquer non seulement ce que l’on appelle désormais la Sixième Extinction de la vie sur Terre, mais en outre décompose le lien social et ravage les paysages ; autrement dit, a entraîné une perte de cosmicité qui pourrait bien nous être fatale. Recosmiser l’existence humaine, la reconcrétiser, la réembrayer à la Terre, voilà le triple objectif que se donne la mésologie.