Publications


Article⎜ « L’être en son milieu, du rapport humain-objet-milieu au Japon comme ailleurs sur la planète »

Auteure : Cécile Asanuma-Brice
Source : « Japosphère, chronique de l’urbanité japonaise », blog sur le site du journal Libération
Publié le 11 juin 2018
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« Les pollutions chimiques diverses sont arrivées à un stade de destruction de notre environnement tel que l’on ne peut que s’interroger quant à notre incapacité à réagir, tant d’un point de vue politique que d’un point de vue individuel. Dans ce texte, nous proposons une analyse du cheminement de l’être vers son autodestruction en tentant de trouver des éléments de compréhension dans le rapport qu’il entretient à l’objet et au milieu. »

Ouvrage⎜Vers une modernité architecturale et paysagère – Modèles et savoirs partagés entre le Japon et le monde occidental

Nicolas Fiévé et Benoît Jacquet (dir.)
Collège de France, Coll. Bibliothèque de l’institut des hautes études japonaises
Paris, 2013
330 p.
30 €

L’apparition d’une modernité architecturale et paysagère correspond à une période
particulièrement propice aux échanges artistiques et intellectuels entre le Japon,
l’Europe et les états-Unis, à partir de la fin de l’ère Meiji (1868-1912). La (re-)
découverte de l’architecture et de l’art des jardins japonais par les orientalistes
occidentaux et japonais, puis la réception et la diffusion de ses nouveaux modèles
et savoirs, vont permettre à plusieurs générations d’architectes et de paysagistes
de participer à la création de nouvelles expressions architecturales et paysagères.
Les ouvrages de Josiah Conder ou de Bruno Taut, les œuvres de Frank Lloyd Wright,
d’Antonin Raymond, d’Isamu Noguchi, nés de ces rencontres entre le Japon
et l’Occident, sont les témoins de cette modernité

Article⎜ « La nature à portée de main : plantes en pot des rues de Tokyo »

Auteure : Sylvie Brosseau
Source : Nature en ville. Désirs et controverses, dir. Lise Bourdeau-Lepage
Sarrant, Ed La Librairie des Territoires, 2017.
15 €

« Peut-on vraiment marier la nature et la ville ? Quels sont les désirs de nature des citadins ? Qu’expriment-ils ? Comment les citadins se représentent-ils la nature ? Quels sont les bienfaits de la nature en ville ? Aménager l’urbain en prenant en compte la nature est-ce vraiment possible ? Qu’est-ce que cela change en termes de pratiques ? Quels sont les risques de la réintroduction de la nature en ville ? De telles questions, au centre des préoccupations des chercheurs et des acteurs locaux, engendrent des controverses que ce livre tente d’éclairer. Dans cette optique, il explore les raisons du désir de nature des citadins et en montre la diversité. Il fait une large place aux pratiques et aux usages de nature en ville tout en s’interrogeant sur leur pertinence et leurs sources. Il met également en débat la question de la nature en ville. Il révèle sa face cachée, l’instrumentalisation de la nature en ville a des fins de politiques publiques. Il met en évidence les changements que la réintroduction de la nature en ville impose en matière d’aménagement urbain. Il souligne quelques débats philosophiques, sociaux, économiques… que cela génère. »


Article ⎜ « Le Grand Tôkyô et son système urbanistique : l’invention d’une échelle métropolitaine, 1923-1939 »

Auteure : Corinne Tiry-Ono
Source : Actes du colloque international  » Inventer le Grand Paris. Regards croisés sur Paris et les métropoles, 1919-1944″, Paris, CNRS/CHS, ENSA Paris-Belleville/IPRAUS, UPEC/CRHEC, Comité d’histoire de la Ville de Paris, 2014.
En ligne ici depuis mai 2018

Résumé : « À la fin du XIXe siècle, face au problème de croissance urbaine accélérée, le sujet de la maîtrise de l’urbanisation de Tōkyō se superpose au projet de modernisation de la capitale. L’accroissement de la population et de l’industrialisation conduit les édiles à repenser les limites de ce territoire, ses échelles de planification et ses méthodes d’aménagement. L’examen de la réglementation et des plans d’aménagement successifs élaborés par les autorités montre que la question de l’échelle métropolitaine et de son dessin ne se pose qu’à partir du tournant des années 1920, et qu’elle s’accélère après le séisme de 1923. Si la capitale ne passe officiellement du statut de ville à celui de métropole qu’en 1943, plusieurs dessins de sa figure métropolitaine sont déjà explorés sous la forme de plans à cette nouvelle échelle. »


Ouvrage ⎜ Le sentiment du monde

Catherine Grout
Éditions Le Lettre Volée, collection « Essais », Bruxelles, 2018
272 p.
25 €

En lien avec l’expérience d’œuvres contemporaines (de Tacita Dean, Willie Doherty, Hatakeyama Naoya, Bethan Huws, Santu Mofokeng, Walter Niedermayr, Anri Sala et Seton Smith) et architecturale (de Naito Hiroshi), et avec une incursion dans l’histoire récente de la notion de paysage au Japon, l’auteure développe ici l’interprétation donnée par le neuropsychiatre Erwin Straus (1891-1975) en 1935 de l’« espace du paysage ». Proche de la phénoménologie, cette interprétation amène une reconsidération politique du paysage comme étant l’expérience polysensorielle de l’être-vivant et comme moment en lequel celui-ci éprouve le monde en s’éprouvant lui-même dans le monde et rencontre autrui. Straus enseigna du reste un temps au Black Mountain College, la célèbre école d’art américaine basée sur les principes du Bauhaus.

Catherine Grout est professeure d’esthétique HDR à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheuse au LACTH, ancienne résidente à la villa Kujoyama (1994-1995), auteure de Pour une réalité publique de l’art (L’harmattan, 2000) ; L’Émotion du paysage. Ouverture et dévastation (La Lettre volée, 2004) et L’Horizon du sujet. De l’expérience au partage de l’espace (La Lettre volée, 2012).


Ouvrage ⎜ Glossaire de mésologie

Augustin Berque
Éditions éoliennes, 2018
48 p.
6 €

Plutôt qu’une discipline, qui serait en somme une écologie phénoménologique, il faut considérer la mésologie comme une perspective générale, périmant le dualisme moderne. Pour la mésologie, la réalité, celle des milieux concrets, n’est ni proprement objective, ni proprement subjective, mais trajective.  Cela concerne aussi bien les sciences de la nature que les sciences humaines. Relevant à la fois de l’ontologie et de la logique, la perspective nouvelle qu’apporte la mésologie est onto-logique. Dépassant le paradigme moderne classique, cette perspective nouvelle s’impose, en un temps où l’abstraction du dualisme, jointe au principe du tiers exclu, avec ses attributs divers (mécanicisme, réductionnisme, analytisme, individualisme, capitalisme, industrialisme…), en est arrivée à provoquer non seulement ce que l’on appelle désormais la Sixième Extinction de la vie sur Terre, mais en outre décompose le lien social et ravage les paysages ; autrement dit, a entraîné une perte de cosmicité qui pourrait bien nous être fatale. Recosmiser l’existence humaine, la reconcrétiser, la réembrayer à la Terre, voilà le triple objectif que se donne la mésologie.


Ouvrage ⎜ La mésologie, un autre paradigme pour l’anthropocène ? – Autour et en présence d’Augustin Berque

Marie Augendre,  Jean-Pierre Llored, Yann Nussaume (dir.)
Hermann, éditeurs des sciences et des arts, 2018
416 p.
32 €

Nous sommes entrés dans une ère, baptisée anthropocène, où les effets de l’action humaine sur la planète deviennent géologiquement significatifs. Quelle que soit la date à laquelle on peut faire remonter cette nouvelle ère, les bouleversements sont d’une ampleur inédite et potentiellement irréversibles à l’échelle humaine. Face à ces changements, le géographe et orientaliste Augustin Berque, récusant le dualisme mécaniste qui a fondé la modernité, repense en un paradigme transmoderne la mésologie – l’étude des milieux singuliers propres à tous les vivants, à la différence de l’écologie, science moderne qui étudie l’environnement comme un objet universel. Comment les sciences actuelles – celles dites exactes autant que les sciences humaines et sociales – peuvent-elles s’en nourrir pour, d’une part, repenser les interactions entre la planète et les êtres humains, et, d’autre part, proposer des perspectives à la société actuelle et à venir ? Telle est la question à laquelle cet ouvrage cherche à répondre. En trois thématiques (« Notions et théories des milieux », « Champs du déploiement de la mésologie », « Mutations des milieux humains et non humains »), il reprend les interventions et les synthèses des débats du colloque La mésologie, un autre paradigme pour l’anthropocène ? organisé en septembre 2017 à Cerisy autour d’Augustin Berque et en sa présence.

Marie Augendre est géographe, maître de conférence à l’université Lyon-2, membre du laboratoire EVS-UMR 5600. Jean-Pierre Llored est ingénieur, agrégé de chimie, docteur en épistémologie et histoire des sciences et des techniques, chercheur invité au Linacre College (Oxford). Yann Nussaume est architecte, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-la-Villette, directeur de l’équipe AMP UMR LAVUE.


Ouvrage ⎜ Atlas du Japon – L’ère de la croissance fragile

Rémi Scoccimarro

Cartographie : Claire Levasseur
Éditions Autrement, 2018
96 p.
24 €

Le pays, pourtant 3e puissance économique mondiale, peine à renouer avec le temps du miracle économique.
Le pays connaît en effet de profondes évolutions : démographie, prise de conscience d’un système défaillant, notamment après la catastrophe de Fukushima…
Les mutations de l’espace urbain, marqueur fondamental de la société japonaise, sont ici mises en avant et analysées. Le pays, toujours ancré dans ses traditions, reste ouvert au monde et à la pointe des nouvelles technologies.

Rémi Scoccimarro est Docteur en Géographie, Maître de Conférences en langues et civilisation japonaises à l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Membre du Centre d’Études Japonaises (INALCO), il est Chercheur à la Maison Franco-Japonaise de Tôkyô. Il travaille sur les mutations de l’espace urbain, les recompositions démographiques, et les conséquences socio-spatiales du tsunami et de l’accident nucléaire de 2011.

Claire Levasseur est cartographe indépendante.

 


Ouvrage ⎜ L’architecture des déplacements. Gares ferroviaires du Japon

Corinne Tiry-Ono

Préface de Nicolas Fiévé
Éditions Infolio, 2018
328 p.
15,00€

 

Au Japon, la grande gare ferroviaire cristallise de multiples enjeux
de la fabrique et du renouvellement des métropoles. Cet ouvrage se
concentre sur la généalogie de cet équipement, du point de vue de
ses mutations architecturales et urbaines dans le contexte d’une
modernité désirée ou éprouvée. À l’appui de nombreux exemples
illustrés, il vise à donner des clés de compréhension d’une forme de
centralité singulière, qui allie activité et mouvement et constitue un
repère structurant du paysage urbain nippon. L’originalité de ce
modèle provient de la persistance, réelle ou mentale, de schémas
traditionnels de pensée et pratique de la ville, au sein d’un processus
de réinvention et de reconstruction permanent.
Matérialisation spatiale du thème de la connexion, la grande gare
japonaise marque aussi réflexions et opérations à grande échelle. La
relecture d’un ensemble de projets d’architectes japonais pour
Tokyo, laboratoire des années de forte croissance, décrypte cette
même approche conjuguée de l’architecture des déplacements.

Cet ouvrage a bénéficié du soutien de la Fondation de France et du CNRS (UMR CRCAO).


Ouvrage ⎜ Façons d’habiter au Japon. Maisons, villes et seuils

Philippe Bonnin et Jacques Pezeu-Massabuau
CNRS Éditions, 2017
496 p.
28,00€

 

 

 

Les études réunies ici témoignent d’une commune passion pour la maison – traditionnelle ou très contemporaine –, la ville et l’espace japonais, visités par la plume des deux auteurs.

Ils sont pour l’un géographe – Jacques Pezeu-Massabuau –, pour l’autre architecte et anthropologue – Philippe Bonnin. Chacun, de son côté, a poursuivi un travail obstiné d’observation, de description, de dévoilement, d’analyse approfondie de la réalité de cette habitation japonaise, de son esthétique, des gestes, des paroles qui l’entourent. Réunir ces textes devenait un impératif pour confronter leurs approches complémentaires et décoder cette culture japonaise si passionnante.